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Rester actif jusqu'à un âge avancé

La pose d’une prothèse de la hanche permet de retrouver une activité normale. Et surtout de réduire la souffrance.

Les douleurs de la hanche sont fréquentes, surtout dans la seconde partie de la vie. Causées par une importante usure du cartilage articulaire, elles se manifestent par des élancements au moment de la marche, ainsi qu’à la montée et à la descente des escaliers. On les ressent typiquement dans le pli de l’aine et dans la partie antérieure de la cuisse, et elles sont souvent accompagnées par une limitation progressive des mouvements. Ce qui a un impact sur la qualité de vie des patients, qui sont alors limités dans leur vie quotidienne et dans leurs loisirs. 

Dans la phase initiale de cette maladie – la coxarthrose – un traitement conservateur peut être proposé sous forme de prise régulière d’antidouleurs ou d’infiltrations articulaires. Si besoin, on conseillera également au patient de perdre du poids et d’adapter ses activités, afin de réduire les douleurs.

Toutefois, lorsque l’arthrose est trop importante, ces limitations deviennent difficiles à accepter. Les personnes atteintes préfèrent alors être opérées sans délai. Et ce, jusqu’à un âge avancé. «Aujourd’hui, à 75 ans, nos patients veulent faire du vélo, du golf, du tennis… Ils sont de plus en plus dynamiques», sourit le Dr Richard Gambirasio, orthopédiste pratiquant la chirurgie de la hanche et du genou. Et leurs demandes n’ont rien d’irréaliste puisqu’après la pose d’un implant de la hanche, le plupart des gens arrivent à reprendre une activité normale.

Ce type d’intervention dure environ 2 heures et peut se pratiquer sous anesthésie loco-régionale ou générale. L’objectif étant de remplacer l’articulation usée de la hanche à l’aide d’implants prothétiques. Plusieurs techniques d’implantation sont possibles et des dizaines d’implants différents sont à la disposition du chirurgien orthopédiste. «Chacun a sa technique et sa prothèse de choix; toutes ont des avantages et des inconvénients, explique le Dr Richard Gambirasio. L'essentiel étant que le chirurgien connaisse bien les spécificités de son implant et qu’il maîtrise bien sa technique opératoire. Ce qui nécessite une pratique régulière.»

Une récupération rapide

Grâce à une bonne prise en charge de la douleur, pendant et après l’intervention, l'opéré fait souvent ses premiers pas avec des cannes dès le lendemain. En l'absence de complications il peut ensuite rentrer à domicile entre 5 et 7 jours plus tard. Quant à la reprise des activités, elle est totale en deux à trois mois, souvent même sans rééducation ambulatoire spécifique.

Aujourd’hui, cette opération est très courante (environ 20000 prothèses de hanches par année en Suisse). Elle ne doit toutefois pas être banalisée, car elle peut comporter des complications telles que les thromboses, des luxations de la prothèse ou les infections. 

Quant à la durée de vie des prothèses, elle s'est considérablement allongée, mais dépend également du style de vie du patient. «Après la mise en place d’un implant de la hanche ou du genou, il est déconseillé de faire du jogging sous peine de l’user trop rapidement et de devoir en changer.» Néanmoins, en respectant quelques limitations, les prothèses restent en général en place vingt ans. Bien entendu les patients doivent être suivis et surveillés attentivement par leur chirurgien afin de détecter rapidement d’éventuelles complications.