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La péridurale: pas seulement pour les femmes qui accouchent

Couramment associée à l'accouchement, l'anesthésie péridurale s'emploie aussi pour d'autres opérations, y compris chirurgicales. Ses avantages sont nombreux, pendant et après l'intervention.

On associe généralement la péridurale à l'accouchement, mais cette pratique peut pourtant soulager bien d'autres patients. Elle peut s'utiliser comme anesthésique (durant l'opération) ou analgésique (en post-opératoire). «L'anesthésie péridurale, décrite pour la première fois à la fin du 19e siècle, a été remise au goût du jour il y a une cinquantaine d'années, explique le Docteur Laurent Höhn, spécialiste en anésthésiologie à la Clinique des Grangettes. On l'a ensuite progressivement développée.

Aujourd'hui, on peut l'employer seule, par exemple en chirurgie orthopédique des membres inférieurs ou lors d'une césarienne, ou en association avec une anesthésie générale, en chirurgie thoracique ou digestive. Par ailleurs, en modulant ses effets, on l'utilise également, comme lors d'un accouchement, pour assurer l'analgésie post-opératoire après une importante chirurgie pulmonaire ou abdominale.»

Ses avantages sont nombreux

Cette technique permet non seulement le développement de chirurgies plus invasives en diminuant les complications post-opératoires, mais aussi le traitement de patients à hauts risques, comme ceux souffrant de maladies pulmonaires ou cardiaques. L'application de la péridurale varie cependant suivant son utilité. Si, en obstétrique, elle se pose entre deux vertèbres lombaires, en chirurgie thoracique ou digestive, le fin cathéter en plastique vient se glisser entre les vertèbres dorsales. Ce système permet d'assurer, durant l'opération, l'anesthésie nécessaire à l'intervention et, les jours qui suivent, l'analgésie post-opératoire.

Un avantage indéniable, et de nombreux autres que détaille le Docteur Höhn: «L'analgésie péridurale post-opératoire offre un excellent confort et des bénéfices qui vont au-delà du simple traitement de la douleur. Premièrement, elle permet une mobilisation rapide. Le patient peut souvent se lever le jour-même de l'opération, ce qui diminue le risque de thrombose veineuse et d'embolie pulmonaire.

Deuxièmement, elle diminue la libération des hormones de stress pendant et après la chirurgie, ce qui limite les réactions parfois néfastes de l'organisme (troubles du rythme cardiaque par exemple), car le corps vit parfois l'opération comme une agression. En dernier lieu, alors qu'un risque de dysfonctionnement de la respiration existe lors d'incisions chirurgicales au niveau thoracique ou abdominal, l'analgésie péridurale permet de diminuer de façon significative les complications pulmonaires des patients opérés. Finalement, parmi les patients âgés, il semble que ce type d'analgésie altère moins les fonctions cognitives qu'une analgésie par morphine.»

Si l'emploi de cette technique présente peu de risques, les personnes opérées des poumons ou de la cavité abdominale devront s'abstenir de ses bienfaits, si elles présentent des anomalies de la coagulation ou des signes d'infections généralisées.