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L’acte chirurgical demeure prépondérant dans le traitement du cancer du sein

Incontournable, la chirurgie constitue très souvent une des premières étapes du traitement du cancer du sein. Elle demeure avant tout le moyen le plus efficace pour combattre la maladie lorsque celle-ci se trouve à un stade précoce de développement.

La décision du recours à tel ou tel acte chirurgical pour enlever les tissus atteints dépend d’un ensemble de facteurs contenus dans le diagnostic initial du cancer du sein : on prend en compte la taille de la tumeur, ses particularités, son stade de développement, son agressivité, son extension. L’âge de la patiente, ses antécédents de santé et son état général se présentent également comme des paramètres importants de décision. Toutefois, au-delà de toutes ces considérations, l’acte chirurgical reste en lui-même une étape essentielle sur le chemin thérapeutique de la grande majorité des patientes. « La plupart des femmes atteintes du cancer du sein auront une chirurgie », assure ainsi le Dr Sindy Monnier, gynécologue, spécialiste en chirurgie du sein et codirectrice du Centre du sein. Elle poursuit son propos en apportant cependant des précisions importantes : « Si la chirurgie est indispensable dans le traitement du cancer du sein – accompagnée par de la radiothérapie ou de la chimiothérapie, entre autres –, l’opération elle-même peut revêtir différentes formes. Toutes les observations préalables servent alors à déterminer la solution la plus adaptée pour chaque patiente. »

Le rôle des réunions hebdomadaires de Consultation Multi-Disciplinaire (CMD) apparaît ici essentiel : c’est au cours de ces échanges entre plusieurs médecins, tous spécialistes de la maladie, que, pour chaque cas, les protocoles les plus efficaces sont choisis et proposés par la suite aux patientes. Ces dernières, avant de donner leur accord pour un type particulier d’intervention, bénéficient donc toujours de l’avis de plusieurs experts.

« D’une façon générale, les progrès enregistrés ces dernières années dans le domaine de la chirurgie du cancer du sein consistent à favoriser des interventions moins invasives et moins agressives sur le corps. Dans cette perspective, environ 70% des opérations visent à agir très localement, en retirant la tumeur sans enlever le sein. L’amélioration des techniques chirurgicales propres à ces traitements dits «conservateurs » constitue une grande avancée, mais il faut que les conditions se prêtent à leur utilisation. La détection de la tumeur à un stade précoce représente ainsi une condition souvent nécessaire pour agir de façon ciblée», souligne le Dr Monnier. Si les traitements conservateurs sont sans risque pour la survie à long terme, dans 30% des situations rencontrées par les chirurgiens spécialisés, une mastectomie – soit une ablation complète du sein (chirurgie non conservatrice) – semble néanmoins inévitable. Dans ce dernier cas, le chirurgien peut proposer une reconstruction immédiate ou différée du sein. Et même pour un traitement conservateur, le souci esthétique est désormais présent. « L’application de techniques issues de la chirurgie plastique dans les gestes effectués par le chirurgien spécialiste du cancer du sein – l’oncoplastie – représente une autre évolution favorable de ces dernières années : on cherche par exemple à garder la symétrie de la poitrine ou à utiliser des repères anatomiques naturels pour minimiser les cicatrices », précise le Dr Sindy Monnier.

Dans le traitement du cancer du sein, l’acte chirurgical est souvent réalisé en premier, avant d’être complété par un traitement systémique (chimiothérapie-hormonothérapie) et/ou de la radiothérapie. Parfois on procède dans l’ordre inverse (chimiothérapie dite « néo-adjuvante »), le but étant de réduire la taille de la tumeur et d’augmenter les chances de proposer une approche plus conservatrice au niveau chirurgical. Soulignons aussi que la tumeur pouvant se propager, les ganglions du creux de l’aisselle sont observés avec attention. « Toujours dans une approche mini-invasive, la technique chirurgicale dite du «ganglion sentinelle » est maintenant privilégiée : au lieu d’enlever par précaution de nombreux ganglions de l’aisselle susceptibles d’être les relais de métastases – soit la dissémination de cellules cancéreuses –, on ne retire désormais, quand cela est possible, que le premier de la chaîne ganglionnaire. Si l’analyse de ce ganglion dit « sentinelle » permet d’écarter tout danger, il est inutile d’enlever les autres situés alentour », commente le Dr Monnier.