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L'épaule, une articulation très complexe

Une perte de mobilité, même minime, de l’épaule peut être particulièrement handicapante. Si de nombreux problèmes se traitent avec succès en conservateur, la chirurgie reste parfois inévitable.

Difficulté d’attraper un objet, de lever le bras, de dormir sur le côté, voire de se laver et manger… les handicaps dus à un problème d’épaule sont multiples et plus ou moins tolérables en fonction des individus. 

«L’épaule est une articulation clé de notre mobilité et donc de notre indépendance », souligne le Dr Youri Reiland, orthopédiste spécialisé dans ce domaine. «Dès qu’elle ne fonctionne plus à 100%, on peut commencer à se sentir handicapé dans la vie quotidienne.»

Reste à savoir quand intervenir chirurgicalement. «En urgence, lorsque la vie est en péril, la discussion d’une opération salvatrice est simple et directe. En revanche, quand la pathologie n’est pas très handicapante, mais qu’elle dérange – que ce soit au travail, lors d’activités sportives ou dans la vie de tous les jours – la décision devient plus complexe.»

L'épaule est une articulation clé de notre mobilité et donc de notre indépendance

Toutefois, dans une majorité des cas, il n’y a pas lieu d’opérer. «De nombreux problèmes se traitent en conservateur par de la rééducation ciblée ou une éventuelle infiltration », précise le médecin. « Mais, comme cette dernière, elle doit rester une option limitée.»

Meilleure cicatrisation

Aujourd’hui, de nombreuses interventions (par exemple, suture de tendons ou ligaments) se font par arthroscopie, même si l’intervention «à ciel ouvert » (opération traditionnelle) se pratique toujours avec succès. «L’avantage de l’arthroscopie se remarque surtout dans les trois premiers mois suivant l’opération. Le temps d’hospitalisation est raccourci, la cicatrisation plus rapide, les douleurs moindres et les éventuelles complications post-opératoires plus rares. Néanmoins il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’une opération, même si l’on ne voit que quelques petites cicatrices à l’extérieur», relève le Dr Youri Reiland.

Des prothèses très mobiles

Autre problème fréquent de l’épaule, l’arthrose peut nécessiter la pose d’une prothèse, c’est-à- dire d’une articulation artificielle. «Les implants des années 70 étaient assez rigides, peu adaptables à l’anatomie de l’épaule. Aujourd’hui, on dispose de matériel adapté au besoin de la fonction articulaire, ce qui permet de retrouver une bonne qualité de vie, tout en supprimant la douleur », explique le chirurgien. L’épaule est en effet une articulation compliquée, car dynamique. Autrement dit, elle doit offrir un vaste périmètre de mouvement au membre supérieur. C’est cette mobilité que l’on cherche à récupérer, après la diminution des douleurs. 

Par ailleurs, il est conseillé d’évaluer assez rapidement toute problématique de l’articulation pour éviter une période prolongée de souffrance et d’impotence fonctionnelle. Il faut toutefois, savoir qu’après avoir bénéficié d’une thérapie spécifique, le patient devra affronter une phase de récupération particulièrement longue. Au minimum six mois, voire une année pour la plupart des problèmes. En résumé : «La chirurgie de l’épaule cible une amélioration voir une guérison des symptômes à long terme,» assure le Dr Youri Reiland.

L'arthroscopie mode d'emploi

L'arthroscopie permet d'effectuer des petites interventions chirurgicales intra-articulaires sans qu'il soit nécessaire d'ouvrir l'articulation. A la place, on y introduit un petit tube rigide, l'arthroscope, via une incision. Ce tube est relié à une caméra et une source de lumière, qui vont permettre au chirurgien de visualiser la région intra-articulaire sur un écran de contrôle. Juste à côté, d'autres incisions sont effectuées pour faire pénétrer les mini-instruments que le médecin va utiliser: pinces, ciseaux, fraise miniature... Parmi les opérations courantes: recoudre le ménisque ou l'enlever, renforcer les ligaments lésés, remodeler le cartilage endommagé, éliminer un corps étranger.