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Anomalies du coeur foetal: mieux anticiper pour mieux prendre en charge

Connaître exactement l’état du coeur foetal constitue une exigence incontournable

La Clinique des Grangettes organise tous les ans un cycle de formation destiné aux médecins. Dans ce cadre, le colloque consacré au « coeur foetal en dépistage au deuxième trimestre de grossesse » a rassemblé quelque soixante professionnels de la santé: une preuve de l’importance de ce thème. L’échographie au cours du deuxième trimestre de la grossesse, en l’absence d’antécédents, représente en effet un moment privilégié pour dépister les principales cardiopathies congénitales (malformations du coeur survenant au cours de sa formation, pendant la vie intra-utérine).

Les statistiques sont là pour confirmer ce constat: dans un centre de référence d’échographies foetales, les cardiopathies congénitales sont décelées au deuxième trimestre de la grossesse dans près de 90% des cas. « Il faut cependant remarquer qu’un petit nombre d’anomalies cardiaques apparaissent uniquement en fin de grossesse, voire après la naissance », souligne le Dr Christian Bisch, spécialiste en échographie prénatale au centre Dianecho à la Clinique des Grangettes. Parfois, une cardiopathie foetale peut également être soupçonnée lors de l’examen échographique du premier trimestre et être confirmée dès le quatrième mois de la grossesse. Dans tous les cas, le doute concernant une cardiopathie congénitale est levé après l’analyse complémentaire d’un centre de référence d’échographies foetales ou d’un cardiopédiatre spécialisé. Un bilan morphologique approfondi du foetus est à ce moment-là effectué et une amniocentèse proposée aux futurs parents, car quelques cardiopathies sont susceptibles d’être associées à d’autres malformations et à des anomalies chromosomiques ou génétiques. Quoi qu’il arrive, l’avis d’un spécialiste en échographie cardiaque foetale demeure primordial pour définir les options thérapeutiques.

Le Dr Cécile Tissot, spécialiste en cardiologie pédiatrique, précise ici que, généralement, « l’anomalie ne pose pas de problème durant la grossesse en raison de la circulation foetale qui est très différente de celle en période post-natale, et ce compte tenu du rôle d’oxygénation du placenta. Dans la grande majorité des cas, on attend alors la naissance pour intervenir, tant d’un point de vue médical que chirurgical ». Pour le Dr Cécile Tissot : « Beaucoup de malformations n’empêchent pas le développement du foetus. Toutefois, lors de la naissance, l’enfant doit assurer lui-même sa propre oxygénation. C’est la que des malformations se manifestent et certaines vont nécessiter la perfusion immédiate d’une molécule appelée prostaglandine, indispensable à la survie dans quelques situations précises.

En outre, le cardiologue-pédiatre peut éventuellement être amené à effectuer un geste par cathétérisme cardiaque tout de suite après la naissance.» Pour éviter le décès soudain de petits patients après un accouchement, l’anticipation reste donc la priorité absolue. Et pour devancer les difficultés, connaître exactement l’état du coeur foetal constitue une exigence incontournable.

Actuellement, il existe une standardisation internationale de l’examen échographique du coeur foetal: cette évolution, en lien avec la formation continue des médecins, explique l’augmentation du taux de dépistage des cardiopathies congénitales. Pour le Dr Christian Bisch, « l’amélioration de la qualité des images prénatales et les nouveaux outils échographiques mis à la disposition des spécialistes vont encore faciliter l’examen du coeur foetal et parfaire la formation des médecins ».