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Les Grangettes ouvrent un centre d’urgences pédiatriques (extrait d'un article paru dans de La Tribune de Genève)

pédiatrie | Nul besoin d’avoir une assurance complémentaire pour consulter, sept jours sur sept et jusqu’à 22 h.

Dès le 3 octobre, les Genevois disposeront d’un nouveau centre d’Urgences pédiatriques sur la Rive gauche. La Clinique des Grangettes a présenté hier le bâtiment que la Fondation Hans Wilsdorf lui a offert route de Chêne. Ouvert sept jours sur sept, de 10 h à 22 h, il offrira une prise en charge tant médicale que chirurgicale. En clair, on y soignera la crise d’asthme comme les petites blessures, et les soins seront accessibles à tous les jeunes patients, qu’ils disposent d’une assurance complémentaire ou non. Pourquoi un tel cadeau? «Nous avons tous été confrontés aux délais de l’Hôpital, explique le président de la Fondation, Pierre Mottu. Nous avons voulu lui venir en aide, sans le concurrencer.»

«Pensé comme une île»

Baigné de lumière sur ses trois étages, le bâtiment, dont le coût restera secret, a été «pensé comme une île et conçu pour apaiser les petits patients», selon les architectes Jacques Roulet et Rino Brodbeck. Sa forme ovale abrite un aquarium de dix mètres de haut, riche d’un millier de poissons du lac Tanganyika. Comme dans un musée, des éléments didactiques occuperont les enfants de manière interactive.

Cet écrin de luxe est aussi, assurent les Grangettes, un centre de compétence. Sept pédiatres urgentistes sont entourés de spécialistes (cardiologue, chirurgien, infectiologue). Une salle opératoire et une unité de radiologie pédiatrique dotée d’une IRM complètent le dispositif. De sorte que «tout le monde peut venir ici dans l’urgence», assure le Dr Alessandro Diana, responsable médical.

Précision importante toutefois: les Grangettes ne se substitueront pas aux Hôpitaux universitaires (HUG). Elles n’assureront pas d’hospitalisation de plus de 24 heures. «Nous ne soignerons pas de polytraumatisés. Nous ne sommes pas un centre de réanimation et ne disposons pas de soins intensifs. Si une intervention grave est nécessaire, le patient sera transféré aux HUG. De leur côté, ils pourront nous adresser certains de leurs cas.» Les Grangettes veulent jouer la complémentarité avec les cabinets privés. «Il ne s’agit pas de remplacer les pédiatres, mais d’offrir une solution lorsque leurs cabinets sont fermés, le week-end ou le soir.» Président des Grangettes, Philippe Glatz s’attend à 14 000 consultations par an. «Financièrement, l’exploitation se fera à perte. Ce sont les gains de l’hospitalisation privée qui financeront ce service.» La motivation? Faire connaître la clinique de manière plus utile que par «des campagnes d’affichage», dit Philippe Glatz.

Le centre diminuera-t-il l’attente aux HUG? Sans doute pour les cas légers, soit la grande majorité des quelque 26 000 consultations annuelles. «En revanche, cela ne changera rien pour les cas sévères, note la porte-parole Séverine Hutin, comme le traumatisme crânien nécessitant des examens approfondis ou la gastro-entérite avec déshydratation.» Reste à signaler que la Société genevoise de pédiatrie continue d’assurer des consultations sur rendez-vous, le soir et le week-end, à la Clinique générale Beaulieu, à la Clinique de La Tour ainsi qu’au groupe médical du Petit-Lancy.
SOPHIE DAVARIS | 19.09.2009 | 00:05


Mis à jour ( jeudi, 08 octobre 2009 12:14 )
 
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