Quand faut-il se précipiter aux urgences ?

Heureusement, c'est spectaculaire, mais pas mortel. Toutefois, il faut rapidement hospitaliser l'enfant pour le soigner.»


Pour les urgences non vitales, aux parents d'agir en fonction de ce qui leur semble adéquat : attendre ou aller consulter. «Dans un premier temps, essayez tant que possible de contacter votre médecin traitant, car il connaît bien l'enfant et pourra vous aider», estime le Dr Diana. «Le cas échéant, vous pouvez vous rendre directement aux Urgences ou téléphoner pour demander conseils. L'avantage, en appelant, c'est qu'une infirmière pourra procéder à un premier check up et vous donnez éventuellement quelques conseils, notamment sur des médicaments à donner à votre enfant. Toutefois, là également, faites ce que vous pensez juste, et n'hésitez pas à vous déplacer, même si la personne qui vous aura répondu estime que cela n'est pas nécessaire, car on ne peut tout prendre en compte par téléphone.»


En effet, il n'y a jamais une réponse toute faite à un problème donné: Ainsi, si un enfant tombe sur la tête, les conséquences et le comportement à adopter seront différentes selon que l'enfant ait chuté sur un sol dur ou mou, qu'il ait trois mois ou quatre ans, qu'il ait perdu conscience ou pas, qu'il vomit ou non...


Autre avantage en appelant les Urgences avant de vous y rendre, c'est qu'on pourra vous suggérer, si c'est possible, de différer votre venue en cas de forte affluence. Ce qui vous évitera d'attendre trop longtemps avant d'être pris en charge et qui contribuera, parallèlement, à réguler quelque peu le flux dans le service hospitalier.Grangettes

En dehors des situations d'extrême gravité, il n'est pas toujours
facile d'évaluer s'il faut ou non amener son enfant aux Urgences.
La meilleure solution: s'écouter!

Quand faut-il se précipiter aux urgences ?

C

omment réagir quand un enfant se blesse, tombe subitement malade ou encore semble mal dans sa peau? Faut-il appeler les secours, se précipiter aux Urgences, ou encore... le soigner soi-même? Il n'est pas toujours facile d'évaluer la gravité d'une situation et d'adopter le bon comportement. Selon le Dr Alessandro Diana, responsable du nouveau centre d'Urgences pédiatriques des Grangettes, il n'y a qu'une chose à faire: s'écouter!

Appeler le 144 ?

«Devant toute situation qui vous parait inquiétante - même si en réalité, elle ne l'est pas vraiment - n'hésitez pas à faire appel à votre pédiatre ou, le cas échéant, à un service d'urgences, sans crainte des jugements, explique le Dr Diana. C'est notre rôle, en effet, de reconnaître l'angoisse des parents, quel que soit le problème. Si une jeune maman vient me voir pour un hoquet qui l'inquiète, c'est à moi de la rassurer... Il est également normal qu'on panique plus vite lors du premier enfant, parce qu'on n'a pas la même expérience, ni les mêmes connaissances que lorsqu'il s'agit du 3e.»

Quand une urgence est extrêmement grave - grosse

crise d'asthme, convulsion fébrile ou encore noyade - il faut immédiatement contacter le 144. «Il est préférable d'appeler une ambulance plutôt que de mettre votre enfant dans la voiture et, dans la panique, risquer un accident en roulant trop vite», assure le Dr Diana.

En revanche, dans l'attente des urgentistes, les gestes de premier secours, tels que massages cardiaques ou bouche-à-bouche peuvent être cruciaux. Par ailleurs, il est primordial, si l'enfant est inconscient, de le mettre en position latérale et de dégager ses voies respiratoires. «Afin de savoir vraiment que faire en cas d'accident, il peut être utile de suivre un cours «A-B-C», ce qui signifie en anglais Airway-breahthing-circulation, afin de réagir le mieux possible en cas de nécessité et d'avoir une vision générale des problèmes les plus courants.»

Au rang des situations paniquantes: la convulsion fébrile. «C'est quelque chose d'extrêmement impressionnant qui arrive relativement fréquemment entre six mois et six ans, souligne le Dr Diana. En fait, il s'agit d'une crise épileptique qui dure en général moins de cinq minutes, qui est due à montée de fièvre. Dans ces moments-là, les parents sont souvent persuadés que leur enfant va mourir.

Marianne Girard

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