Mesdames, faites ausculter vos seins !

femmes avec des seins denses. Que l'irradiation qu'elle engendre correspond, en gros, à un trajet en avion Genève – Londres. Et que ces quelques petits inconvénients ne méritent en aucune manière de mettre sa vie en jeu.

Vous avez dit prévention ?

Les «amis» du cancer sont connus. L'alcool, le tabac, l'obésité, la sédentarité ou encore une alimentation déséquilibrée ne font pas bon ménage avec la santé. Dans le cas du cancer du sein, l'âge, les antécédents familiaux – une mère et/ou une sœur ayant eu un cancer du sein avant la ménopause multiplie sensiblement le danger d'y être confronté soi-même – et, dans une moindre mesure, les changements hormonaux (règles précoces, ménopause et grossesse tardives) figurent toutefois en tête de liste des facteurs de risque. Or, il est difficile, pour ne pas dire impossible, d'agir sur ces paramètres.


Les femmes n'oublieront dès lors pas de faire un contrôle annuel chez leur gynécologue. Elles pratiqueront l'autopalpation, même si son efficacité reste des plus modestes. Elles se soumettront également, à partir de 50 ans, à une mammographie (doublée souvent d'une échographie, plus sensible) tous les deux ans au minimum. A noter que si ce dernier examen est désormais plus que recommandé aux femmes ménopausées, plusieurs médecins ne cachent pas qu'un dépistage systématique dès 40 ans serait bienvenu. Voire avant pour les femmes considérées à risque.Grangettes

Du côté des traitements, les progrès sont également impor-
tants. Approche multidisciplinaire.

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D

u côté des traitements, les progrès sont également importants. Les chimiothérapies sont de plus en plus spécifiques, adaptées à chaque cas. Elles sont parfois administrées avant même l'opération, une manière d'essayer de réduire autant que possible la taille de la tumeur et, partant, de préserver le sein touché. «L'avenir, parie Yves Wespi, est à la puce à ADN, qui permettra d'adapter très exactement le traitement à la tumeur.»

Des centres spécialisés effectuent la radiothérapie en même temps que l'intervention chirurgicale (l'appareil n'est pas encore disponible en Suisse et les effets à long terme sont en cours d'évaluation). Les nouvelles hormonothérapies présentent, elles aussi, des résultats prometteurs. Quant à la radiologie, indispensable à l'établissement du diagnostic, elle se pratique aujourd'hui dans les sommets de la haute précision. Mieux, toutes les spécialités sont désormais associées pour une prise en

charge toujours plus efficace, plus rapide et plus pertinente. Les échanges de vue entre gynécologue, radiologue et oncologue deviennent ainsi monnaie courante, surtout pour les cas "difficiles". De quoi améliorer encore l'encadrement de la malade. De quoi surtout renforcer ses chances de guérison.

Reste que chaque cas est différent. Chaque patiente demande une attention spécifique. «Notre rôle, poursuit Yves Wespi, n'est pas d'imposer quoi que ce soit. Il est d'informer, de présenter les options possibles, avec les avantages et les inconvénients, afin qu'elle puisse faire son choix en connaissance de cause.» Avant même la survenance de la maladie, le rôle du praticien est d'insister sur l'importance du dépistage.

De rappeler qu'avec les équipements actuels, les mammographies sont rarement douloureuses. Qu'elles sont de plus en plus en performantes, y compris pour les

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