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Le robot Da Vinci au service du chirurgien
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Grâce à la haute définition, il permet d'agrandir jusqu'à 12 fois la vision. Assis face à une console, le praticien commande à distance les instruments qui sont fixés sur les bras opérateurs du robot. On pratique avant l'installation du robot de petites incisions dans la peau pour laisser passer les instruments jusqu'à la région à opérer. «Il est important de préciser que le robot ne remplace pas le chirurgien. Il est un simple intermédiaire entre lui et le patient. Par ailleurs, un deuxième chirurgien et toute une équipe se trouvent à proximité du patient.»
Le robot ne remplace pas l'homme
Le Dr Franz Schmidlin et le Dr Frank Mayer soulignent que la chirurgie robotique peut aussi être utilisée pour d'autres interventions urologiques comme l'ablation des tumeurs rénales ou la chirurgie reconstructive des voies urinaires. «Progressivement une grande partie de la chirurgie ouverte urologique va disparaître», estime le Dr Mayer. «On est en pleine révolution chirurgicale, résume le Dr Schmidlin. A l'avenir, de nouvelles techniques chirurgicales vont certainement arriver sur le marché. Les robots vont être miniaturisés tout en devenant plus performants et ouvrir le chemin à d'autres technologies mini-invasives comme la nanotechnologie (technologie de particules minuscules).» Pour le moment, le patient bénéficie des avantages du robot pour la récupération postopératoire: elle devient moins lourde, moins douloureuse et permet une hospitalisation plus courte. Grâce à l'excellente précision chirurgicale obtenue avec le robot, les chirurgiens s'attendent à de meilleurs résultats oncologiques.
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vec ses 500 kg, sa console de commande et ses quatre bras articulés, c'est un outil surprenant qui s'active au bloc opératoire.
Récemment installé à la Clinique des Grangettes, cet impressionnant robot chirurgical, baptisé Da Vinci, révolutionne le monde du bistouri grâce à de nombreux avantages par rapport à la chirurgie traditionnelle: plus de confort et de précision pour le chirurgien et une convalescence moins lourde et moins douloureuse pour le patient. A la pointe de la technologie, la vocation multidisciplinaire du Da Vinci permet de l'employer pour des interventions de différents types. On l'utilise notamment en chirurgie urologique, digestive et gynécologique.
Urologie
«Nous sommes en pleine révolution»
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ujourd'hui, c'est en urologie que l'on utilise le plus fréquemment la chirurgie robotisée. Cette spécialité, qui concerne les reins, les voies urinaires ainsi que le système reproducteur masculin, peut déjà employer le Da Vinci pour un bon nombre d'interventions. Parmi les pathologies concernées, le cancer de la prostate, qui touche un homme sur six, se situe en tête de liste.
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«C'est la tumeur maligne la plus fréquente chez l'homme, explique le Dr Franz Schmidlin, urologue à la Clinique des Grangettes. Lorsque la maladie est diagnostiquée à un stade précoce, la chirurgie offre un traitement sûr qui permet de guérir les patients. En cas de cancer, le chirurgien doit enlever la totalité de la prostate (prostatectomie radicale).
Chirurgie moins invasive
En Suisse, cette intervention était jusqu'à maintenant pratiquée majoritairement avec une chirurgie ouverte nécessitant une large incision abdominale.» L'arrivée du Da Vinci modifie les pratiques. »Cet outil extraordinaire permet une chirurgie peu invasive et donc moins traumatisante», poursuit le spécialiste. «Aux Etats-Unis, trois quarts des prostatectomies sont déjà effectuées, avec succès, à l'aide du robot et en Suisse, plusieurs centres l'utilisent déjà.» «Le Da Vinci permet au chirurgien d'opérer sur des organes difficilement accessibles avec dextérité et précision, ajoute le Dr Frank Mayer, également urologue aux Grangettes.
Cela réduit les risques de saignement et, dans le cas de la prostate, diminue les dommages sur les nerfs érecteurs.» A l'aide du robot, la technique opératoire change radicalement. Les yeux du chirurgien sont rivés à une double lunette qui lui offre une image tridimensionnelle. Le Da Vinci S est un modèle de la dernière génération.
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