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La chirurgie du pied à pas de géant
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symptômes, mais aussi des jeunes femmes avec des déviations moins graves, mais qui s'accompagnent d'une douleur importante et d'une limitation fonctionnelle invalidante», précise le spécialiste des Grangettes.
Pas une opération esthétique
Sauf rares cas, l'intervention chirurgicale n'est donc pas esthétique, mais représente une réponse nécessaire aux douleurs et à leurs éventuelles conséquences néfastes pour la vie quotidienne des patients. L'opération se fait d'habitude sous anesthésie locorégionale, depuis le genou ou la cuisse, selon les cas. Ce qui ne signifie pas nécessairement que les patients doivent entendre tout ce qui se passe lors de l'intervention, car ils sont sous sédatif. Le genre d'opération dépend de divers facteurs et comprend souvent une coupe de l'os et un déplacement de celui-ci, avec une fixation stable de différents types.
Après l'intervention, les patients peuvent reprendre la marche le soir même ou le lendemain, avec un soulier post-opératoire spécial. Après quatre semaines, un contrôle radiologique est effectué et les patients peuvent recommencer à marcher sans soutien avec des chaussures adaptées, confortables et sans talon. Neuf patients sur dix n'ont que très peu ou pas de tout de douleurs après l'intervention. Pendant les trois premiers mois, ils sont gênés par l'œdème et ressentent quelques difficultés à se chausser, mais ce léger handicap finit par disparaître. Dans quelques cas, la physiothérapie est conseillée.
Fort heureusement, la chirurgie du pied a fait des pas de géant durant les dernières décennies et la Clinique des Grangettes s'affiche à la pointe de la spécialisation, grâce à l'excellence de son corps médical, mais aussi aux techniques et aux matériels ultramodernes dont elle dispose.
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3.800 kilomètres. C'est plus que la circonférence de la terre, mais c'est aussi ce que parcourt, à pied et en moyenne, un être humain durant sa vie. Nous effectuons en effet, toujours en moyenne, environ 1,5 kilomètre par jour sur nos deux jambes, ce qui signifie une mise à contribution lourde et constante de nos pieds. Et ce qui ne va pas sans un certain nombre de pathologies, qui touchent le plus fréquemment l'avant-pied. Ces pathologies, souligne le Dr Marino Delmi, touchent dans neuf cas sur dix les femmes, et presque aucune n'est épargnée, puisqu'à 80 ans, elles sont 90 % à avoir eu des problèmes de pied à un moment ou à un autre de leur vie. Cette disparité entre les sexes ne doit pourtant rien à une injustice de la Nature, mais bien plutôt aux... chaussures, comme l'explique le spécialiste de la Clinique des Grangettes en la matière.
Surcharge sur l'avant-pied
«Prenons l'exemple de la déviation du gros orteil vers l'extérieur – l'hallux valgus en termes scientifiques, explique le Dr Delmi. Il en existe une grande variété. C'est ce que l'on appelle une pathologie «multi-factorielle», autrement dit ses causes sont multiples. Il y a tout d'abord l'hérédité qui peut jouer un rôle, de même qu'un possible relâchement des ligaments.
Mais cette pathologie est surtout le résultat d'une surcharge globale de l'avant-pied, facteur extérieur le plus important de la déformation. En d'autres termes, l'influence des chaussures sur l'apparition ou l'aggravation de l'hallux valgus a été prouvée.»
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Faudrait-il dès lors que les femmes bannissent les escarpins à talons hauts et se résignent aux mocassins ou aux baskets ? Tout est question de mesure, reprend le Dr Delmi. Il importe de limiter l'usage des talons hauts et des chaussures à bout pointu à des occasions où la marche est limitée. Et viser, pour le reste du temps, les critères de la chaussure «idéale», très scientifiquement déterminés.
Le talon ne devrait ainsi pas dépasser quatre centimètres, et son pavé avoir au moins deux centimètres de largeur. Pour une pointure 37, la largeur à l'avant-pied devrait être de neuf centimètres. Idéalement toujours, la tige devrait être à volume variable, la boîte antérieure avoir deux centimètres et demi de hauteur, la semelle en cuir posséder un amortisseur de chocs. On peut encore songer à un appui sous la voûte plantaire et à l'arrière des têtes métatarsiennes.
Pour ceux et surtout celles qui souffrent d'hallux valgus existent toutefois un certain nombre de traitements. Il y a d'abord l'approche conservatrice, sans chirurgie, comme l'adaptation du chaussage, l'utilisation de supports plantaires ou d'orthèses que l'on peut trouver dans le commerce. Mais, note le Dr Delmi, il faut savoir que cette situation pathologique ne peut régresser : les symptômes s'améliorent parfois avec ces mesures, notamment la douleur, mais pas la déviation du gros orteil.
Et c'est justement la douleur qui détermine l'usage ou non de la chirurgie. Cette douleur, dans le cas de l'hallux valgus, n'est pas toujours en relation avec la gravité de la déviation de l'orteil : «Il nous arrive de rencontrer des patientes présentant une déviation importante sans
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