L'urologie à
l'heure des nouvelles technologies

de l'urine. Ce bilan permet de donner des conseils alimentaires ou d'initier un traitement à la base du problème.

Laser dernier cri

Outre les calculs, le Centre d'urologie traite un nombre important de problèmes liés à la prostate. Cette glande du système reproducteur masculin est située sous la vessie et devant le rectum, au carrefour des voies urinaires et génitales. Dès l'âge de 40 ans, elle peut grossir et provoquer des troubles de la vidange de la vessie (besoins fréquents et/ou nocturnes, impériosités). On parle alors d'hyperplasie bénigne de la prostate. En fonction des symptômes ou des problèmes liés à l'obstacle, un traitement médicamenteux peut être proposé. Si celui-ci échoue, un traitement chirurgical est envisagé.


Là encore, le Centre d'urologie des Grangettes propose de nouveaux traitements, moins invasifs et plus sûrs, grâce aux outils les plus récents qu'offre la technologie. Parmi eux, la résection bipolaire, une technique semblable à la résection classique, mais avec moins de complications. Ou encore l'utilisation du Laser KTP Green Light Laser 120 W, le plus puissant disponible sur le marché actuellement.


«Cet outil acquis récemment par la Clinique des Grangettes permet des interventions semblables aux résections standard, mais de manière beaucoup moins invasive que la chirurgie», précise le Dr Schmidlin. Ce laser diffuse une énergie lumineuse qui chauffe les cellules et porte à ébullition l'eau qu'elles contiennent. Du coup, les cellules visées explosent. Outre une réduction du nombre de complications, cet outil offre l'avantage de pouvoir traiter des patients qui suivent un traitement d'anti-coagulation (Sintrom, Marcumar, Plavix, Aspirine) sans devoir l'interrompre ou le remplacer par un autre.Grangettes

Les progrès techniques permettent aujourd'hui et dans la plu-
part des cas des traitements plus efficaces et beaucoup moins
invasifs que par le passé.

L'urologie à l'heure des nouvelles technologies

C

ontrairement aux idées reçues, l'urologie ne concerne pas que les hommes. Le Centre d'urologie des Grangettes en sait quelque chose, qui compte quelque 40% de femmes parmi sa clientèle. Créé en 2004 par deux urologues de renom, les docteurs Franz Schmidlin et Frank Mayer, ce Centre assure une permanence sept jours sur sept. Mieux, il offre à tout moment une prise en charge rapide et globale des urgences urologiques, et ce grâce à une étroite collaboration avec le Service des urgences de la Clinique des Grangettes.

Le suivi médical classique n'est pas négligé pour autant. Les spécialistes du Centre traitent toutes les pathologies urologiques: calculs urinaires, maladies de la prostate, incontinence urinaire, tumeurs de la vessie, des reins ou des organes génitaux masculins, troubles de l'érection ou encore problèmes de fertilité.

Traitement rapide et efficace

Les urologues des Grangettes reçoivent en urgence de nombreux cas de calculs urinaires, qui peuvent être très douloureux. Trois fois plus fréquents chez l'homme que chez la femme, ces calculs – ou lithiases – sont en fait un amas pierreux provenant de la cristallisation de sels présents dans l'urine. Lorsqu'un calcul passe dans les voies urinaires, il provoque une douleur soudaine et intense au bas du dos, qui peut durer de quelques minutes à quelques heures. 90% des calculs de moins de 5 mm s'éliminent toutefois spontanément à l'aide d'un traitement médicamenteux.

Le choix du traitement dépend de la taille et de la localisation du calcul. Il repose sur divers examens: analyses de sang et d'urine, afin de vérifier l'état de la fonction rénale, et examens radiologiques (dont le scanner) des reins et des uretères pour déterminer la présence et la taille des calculs.

«La majorité des lithiases est traitée de manière classique, avec une restriction hydrique ainsi que des médicaments anti-inflammatoires et anti-douleur», précise le Dr Schmidlin. Mais certaines situations nécessitent une prise en charge en urgence : lorsqu'il y a, par exemple, obstruction par le calcul et que le patient présente un état fébrile lié à une infection urinaire. Cette situation peut en effet conduire à une infection généralisée (septicémie) et nécessite dans ce cas une intervention rapide. Des douleurs persistantes ou des calculs dans un rein unique nécessitent eux aussi une intervention en urgence.

Dans la vaste majorité des cas, le Centre d'urologie des Grangettes privilégie les moyens non invasifs. «Pour traiter les calculs, la chirurgie ouverte est extrêmement rare aujourd'hui, explique le Dr Mayer, puisqu'elle ne touche que moins de 1 % des cas. Lorsque la lithiase ne passe pas avec un traitement classique, plusieurs traitements mini-invasifs sont possibles: la lithotritie extracorporelle, l'urétérorénoscopie rigide et souple ou encore la néphrolithotomie percutanée».

Une fois le calcul traité, un bilan métabolique (prise de sang, analyse approfondie des urines) est conduit afin de pouvoir trouver d'éventuels troubles dans la composition

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