Gynécologie

prélevés, qui sont des marqueurs tumoraux, est supérieur grâce à une accessibilité et une dissection facilitées par le robot.


Quant à la durée moyenne du séjour hospitalier, elle est beaucoup plus courte : de 1 jour au lieu de 1,2 jour en moyenne en laparoscopie et 3,2 jours en chirurgie ouverte.» Outre les maladies oncologiques, les cas d'endométriose sévère (une affection gynécologique provoquée par la présence de fragments de muqueuse utérine qui se forment en dehors de leur localisation normale) peuvent également être traités par chirurgie robotique.


Pour commencer leur apprentissage, les chirurgiens pratiquent des opérations moins complexes telles que les myomectomies (ablations de fibromes utérins) ou les hystérectomies (ablations de l'utérus). «Le robot est un nouvel instrument que le praticien doit apprendre à maîtriser.


Plusieurs études américaines confirment que les temps opératoires diminuent rapidement en fonction de la courbe d'apprentissage des chirurgiens, ainsi que la formation et l'expérience de l'ensemble de l'équipe du bloc opératoire. Si le rôle de chaque personne est bien défini, les interventions assistées par le robot Da Vinci apporteront des résultats spectaculaires.»Grangettes

Les temps opératoires diminuent rapidement

Gynécologie

«L

a gynécologie aussi doit attraper le train en marche!» Le Dr Pierre Stuckelberger, gynécologue à la Clinique des Grangettes, suit actuellement des cours de formation aux Etats-Unis et en France pour le robot Da Vinci. «Au départ, on ne voyait pas les avantages de la chirurgie robotisée dans cette discipline, car la laparoscopie convient bien aux interventions gynécologiques. Les résultats se révèlent excellents. Les gynécologues ont d'ailleurs été les pionniers de ce type de chirurgie dans les années 1980.»

Depuis l'autorisation de la FDA (Food and Drug Administration, l'organisme qui a, entre autres, le mandat d'autoriser la commercialisation des médicaments aux Etats-Unis) pour l'utilisation du système Da Vinci en gynécologie en 2005, les études se multiplient et démontrent des résultats convaincants. Selon Intuitive Surgical, l'entreprise américaine qui commercialise le

robot Da Vinci, les ventes destinées aux gynécologues représentent la plus forte progression actuellement.

Un instrument que le praticien doit apprendre à maîtriser

«Le professeur américain John Boggess a comparé les trois techniques opératoires (chirurgie traditionnelle, laparoscopique et robotisée) sur un nombre équivalent de patientes qui souffraient d'un cancer de l'ovaire ou de l'utérus, rapporte le Dr Pierre Stuckelberger. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: 416 ml de perte de sang en chirurgie ouverte, 145 ml en laparoscopie et 95 ml avec le Da Vinci. Par ailleurs, le nombre de ganglions

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